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HAUSSE DES CRÉDITS À LA CONSOMMATION : « PAS VRAIMENT UN SIGNE DE CONFIANCE » – NATHALIE DAMERY dans EUROPE 1 MIDI

Les crédits à la consommation ont grimpé en flèche en un an : +5{c954e6686e20b1dc91f7dac6401c0eb30f86a9660b1d493b067f3ff41928732d}. Mais selon Nathalie Damery, présidente de l’Observatoire société et consommation, ce n’est pas vraiment une raison de se réjouir. 


Hausse des crédits à la consommation : « pas… par Europe1fr

INTERVIEW

Plus 5{c954e6686e20b1dc91f7dac6401c0eb30f86a9660b1d493b067f3ff41928732d} en un an. Les crédits à la consommation sont en très forte hausse. De là à y voir un signe que, oui, la France va mieux comme l’assurait François Hollande à la mi mai sur notre antenne, il n’y a qu’un pas… que Nathalie Damery, présidente de l’Observatoire Société et Consommation, invitée sur Europe 1 mardi, ne franchit pas.

Un « retour de la confiance » à modérer. « Selon les indicateurs de l’économie, cela peut-être le signe d’un mieux, ou en tout cas d’un retour de la confiance », admet la spécialiste. Mais attention, avertit-elle, cette analyse est un peu classique. « Il n’y a pas de lien forcément » entre la confiance et la hausse du crédit à la consommation. « Le pouvoir d’achat est très contraint depuis 2000. Cela fait 16 ans qu’il stagne. Le couple ‘j’emprunte, je rembourse’ sans trop de difficulté parce que le pouvoir d’achat le permet, on sait que ce n’est pas vrai. »

« Mensualisations ». Mais le pouvoir d’achat n’est pas le seul bémol. « Quand on regarde ce qui explique l’augmentation des crédits, on constate qu’il s’agit de locations avec option d’achat. » On n’achète plus, on loue, par exemple une voiture. « Cela permet une plus grande souplesse, on peut changer de véhicule, l’entretien est compris ». D’autant, souligne Nathalie Damery, que les consommateurs « résonnent par mensualisation et non plus par taux de crédit ». Un signe qui exprime plus la vie au jour le jour que la projection vers l’avenir.

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HYPERCONSOMMATION, LE MAL DU SIÈCLE – PHILIPPE MOATI dans LE TEMPS DE LE DIRE

Quand la société bascule dans l’hyper-consommation elle fait passer le consommateur avant l’homme qui pense, qui aime, qui prie, qui s’engage. On en parle avec Stéphanie Gallet.

La montée du fondamentalisme religieux, les revendications identitaires… les symptômes d’une même maladie ? Philippe Moati fait un lien troublant entre les attentats du 7 janvier 2015, ses causes, et tout ce que l’on observe de l’ordre de la pulsion individualiste. Pour lui, le diagnostic est sans appel : la société occidentale est bel et bien malade de son hyperconsommation. « Peut-être que l’on voit ici les limites d’une société non pas de consommation mais d’hyperconsommation« , explique-t-il.

La consommation n’est pas un mal en soi – il convient de le rappeler. Elle est d’ailleurs « un aboutissement de l’activité économique et un des moteurs de la croissance dans une économie capitaliste« , souligne l’économiste. Ce que Philippe Moati dénonce dans son dernier ouvrage c’est « l’hyperconsommation« . C’est-à-dire ce qui fait passer le consommateur avant l’individu, le citoyen, le penseur, l’homme agissant, l’homme engagé pour la cité. Dans une société d’hyperconsommation, les individus forgent leur identité à travers des modèles diffusés par des techniques marketing. « Des constructions identitaires extrêmement fragiles« . Et qui montrent leur faille quand la société va mal.

Changer de téléphone tous les deux ans, de voiture tous les quatre ans, investir dans le nouvel écran plat incurvé, faire les soldes en janvier et en juin… Le shopping et le divertissement s’introduisent dans tous les interstices des emplois du temps. Est-ce le bonheur que l’on cherche ? En mai 2013, on a vu circuler sur Internet de nombreuses vidéos montrant ces ruées de clients dans les différents magasins Virgin de France. Hédonisme, présentisme, plaisir immédiat. La société de l’hyperconsommation s’organise selon des « comportements individuels pétris de la figure du consommateur roi, un acteur toujours en train de chercher son intérêt privé« .

« Rendre aux hommes une signification spirituelle. On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés. On ne peut plus vivre sans poésie, couleur, ni amour, en travaillant pour les seuls biens matériels. » HUBERT, AUDITEUR DE RCF A GRENOBLE

« Il ne faut pas que la consommation nous fasse rater l’essentiel« . C’est un économiste qui le dit. L’essentiel c’est quoi ? La poésie, l’art, la culture, mais aussi les amis, la spiritualité… Pour Philippe Moati, qu’importe le domaine pourvu qu’il ait du sens. Et que l’on sache se passionner. Il y aura toujours à portée de main un petit plaisir plus immédiat que celui procuré par la lecture d’un poème, l’écoute d’un silence, la marche en montagne ou le jardinage. Dans notre société d’hyperconsommation et d’abondance de biens, découvrir quelle est notre véritable identité passe par l’apprentissage du refus.

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ÉCONOMIE COLLABORATIVE :  » LE PROBLÈME, CE SONT LES DÉRIVES »

Les services ponctuels entre particuliers doivent être distingués d’activités semi-professionnelles et minoritaires, selon Philippe Moati, invité d’Europe 1


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