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Jeunes & consommation : Le passage à la vie adulte

Nés au tournant du siècle, les jeunes grandissent aujourd’hui dans un monde et une société en crises et transitions multidimensionnelles : économique, écologique, sociale, sociétale et désormais sanitaire.  Ce faisant, ils n’expérimentent rien de ce qui stabilisait et structurait les générations précédentes et interrogent toutes les catégories et les frontières du monde d’avant (le genre, le travail, la démocratie…).  

Nés au tournant du siècle, les jeunes grandissent aujourd’hui dans un monde et une société en crises et transitions multidimensionnelles : économique, écologique, sociale, sociétale et désormais sanitaire.  Ce faisant, ils n’expérimentent rien de ce qui stabilisait et structurait les générations précédentes et interrogent toutes les catégories et les frontières du monde d’avant (le genre, le travail, la démocratie…).  

Cet état de fait autorise de nombreux auteurs/acteurs à parler des jeunes comme d’une catégorie homogène. Qu’on les nomme Millenials, générations Y, Z/alpha (selon la tranche d’âge dont on parle) ou encore plus récemment « génération Covid », ils partageraient une série de traits caractéristiques et d’épreuves communs (pratiques numériques, sensibilité environnementale, libéralisme sociétal, plasticité des identités…) qui les distingueraient des générations précédentes.  Pourtant, même s’ils présentent indéniablement des caractéristiques communes, les jeunes témoignent bien souvent des fragmentations, contradictions et radicalités de notre société. Ainsi, peuvent-ils être totalement désengagés ou au contraire singulièrement combatifs, très cosmopolites ou à l’inverse solidement identitaires, hyperconsommateurs ou au contraire décroissants, sensibles aux narratifs de l’effondrement ou bien à ceux du transhumanisme, réceptifs au repli sur soi identitaire ou ouverts sur le monde… 

Il apparaît donc absolument décisif de déconstruire la catégorie des Millenials pour dresser le portrait-robot DES jeunesses contemporaines dont les caractéristiques/aspirations/contraintes différentes et parfois antagoniques impactent en profondeur leur rapport à la consommation. 

Pour mener à bien cette ambition, il s’agit d’analyser finement les parcours de vie et de consommation des jeunes en se posant la question des multiples passages/transitions à/vers la vie d’adulte : conditions d’existence (études ou vie active, présence d’une aide financière parentale ou nécessité de travailler pour financer ses études, revenus disponibles, sentiment de restriction, etc.), modalités d’entrée dans la vie active, degrés d’intégration par/dans le travail, place du travail dans la vie, rapport à la mobilité et à l’altérité (sociale et culturelle), priorités dans l’existence, rapport au temps libre, projections et aspirations en termes de modes/rythmes/équilibres de vie  et de consommation, cadres/lieux de vie privilégiés …