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Le Rapport à la santé

Les Français sont de plus en plus attentifs aux effets de leurs consommations (alimentaires, cosmétiques…) sur l’environnement et leur santé. Une hypervigilance à l’égard des risques sanitaires relatifs aux modes de vie et de consommation est à l’œuvre qui concerne aussi bien les plus précaires/vulnérables – qui n’ont pas les moyens d’agir sur leur santé – que chez les personnes qui se déclarent en très bonne santé – et qui souhaitent le rester en augmentant leur capital santé et leur espérance de vie en bonne santé.   

Les Français sont de plus en plus attentifs aux effets de leurs consommations (alimentaires, cosmétiques…) sur l’environnement et leur santé. Une hypervigilance à l’égard des risques sanitaires relatifs aux modes de vie et de consommation est à l’œuvre qui concerne aussi bien les plus précaires/vulnérables – qui n’ont pas les moyens d’agir sur leur santé – que chez les personnes qui se déclarent en très bonne santé – et qui souhaitent le rester en augmentant leur capital santé et leur espérance de vie en bonne santé.   

La crise sanitaire que nous traversons depuis bientôt deux ans et les mesures prises à cette occasion ont mis en lumière les ambivalences à l’œuvre dans notre rapport à la santé. D’un côté, les mesures de confinement et d’isolement préventif ont répondu à l’impératif de préservation/prolongation de la vie à tout prix – dans un contexte où les menaces qui planent sur la vie humaine deviennent inacceptables –, de l’autre, la gestion de la crise a suscité de nombreuses critiques en matière de négligence, d’insuffisances de l’offre de soins, de perte de sens de la relation de soin ainsi que de détérioration des conditions de santé physique (prise de poids, manque d’exercice, fatigue…) et psychique (insomnies, stress, burn out, dépressions, suicides…) de la population. 

De fait, notre rapport à la santé oscille aujourd’hui entre démarches « négatives » de protection/préservation de soi face à une série de risques diffus inquiétants (maladies, pollutions, intoxications, ondes, etc.) et des aspirations « positives » à la réalisation de soi par la « bonne santé » (hygiène et qualité de vie, entretien de la forme physique et accès à un état de forme et de bien-être optimal pour réaliser ses buts de vie). 

Il existe donc différents rapports/aspirations à la santé importants à comprendre et cartographier pour orienter l’offre dans l’ensemble des secteurs qui touchent de près ou de loin au corps, au soin et à la santé (cosmétiques, hygiène, alimentation, assurances…). Outre le rapport à la santé et la définition de la bonne santé, plusieurs orientations/aspirations décisives en matière pourront ainsi être observées et mesurées : 

  • La préservation de soi : attention/sensibilité aux risques sanitaires et stratégies de réduction des risques
  • Le souci de soi : développement de comportements vertueux pour sa santé et recherche de bien-être
  • L’entretien de soi et de son capital santé : la pratique physique et sportive
  • La purification de soi : purification du corps des impuretés et des pollutions, attention plus vigilante à la qualité des produits cosmétiques/alimentaires et de soin, etc.
  • Le contrôle et la maîtrise de soi : actions entreprises pour rester maître de son corps, de son esprit et de santé, pratiques et applications/outils de quantified self, etc.
  • L’obsession de soi et de sa santé : hypocondrie, orthopraxie, orthorexie, etc.