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Brutal assombrissement sur fond d’incertitude durable

La nouvelle vague de notre baromètre trimestriel marque une nette dégradation de la situation financière ressentie par les Français. Près de 40 % déclarent avoir du mal à s’en sortir ou ne pas vraiment y arriver. Le pouvoir d’achat était déjà sous pression, le sentiment de contrainte budgétaire se rapproche désormais des niveaux observés au plus fort de l’épisode inflationniste de 2022-2023.

Baromètre L’ObSoCo des intentions et du pouvoir d’achat

La conjoncture ne se mesure pas seulement en données macroéconomiques. Elle se vit, se perçoit et se traduit en décisions qui la forment en retour. C’est à la fois ce que les Français s’autorisent, reportent ou abandonnent, ce qu’ils privilégient ou sacrifient. Entre la réalité des revenus et le sentiment de contrainte, entre les intentions déclarées et les achats réalisés, c’est toute une dynamique de consommation qu’il faut savoir lire, et lire dans le temps.

L’Observatoire de la Consommation responsable, Vague 3

Citeo et L’ObSoCo ont reconduit leur Observatoire de la consommation responsable, étude exceptionnelle par son ampleur puisqu’elle interroge 4000 Français sur leurs représentations et leurs pratiques en matière de consommation responsable depuis 2021.

La vague de 2026 témoigne du caractère laborieux de la transition vers un système de consommation plus respectueux de l’environnement et des personnes. Les comportements et les attentes des consommateurs en la matière, en prise avec d’autres priorités, sont en recul. Pour autant, l’enquête révèle quelques signes encourageants et des pistes de réflexion sur comment aller plus loin. L’Observatoire confirme que les pratiques « vertueuses » qui ont le mieux résisté voire dont la diffusion s’est accrue sont celles qui combinent dimensions responsables et bénéfices consommateurs.

L’assiette sous contrôle

En 2024, un Français sur trois suivait un régime alimentaire particulier, 38 % avaient réduit les quantités qu’ils consommaient, et 78 % estimaient que nous pourrions vivre en mangeant beaucoup moins. Le plaisir de manger, lui, reculait à 57 %, seize points de moins qu’en 2016. 

Le rapport à l’alimentation (Vague 5)

Depuis 2017, quatre éditions de L’Observatoire (2017, 2019, 2021, 2024) ont documenté la montée en puissance d’un rapport toujours plus attentif à l’alimentation, dans un contexte de crise du modèle alimentaire industriel et de préoccupations sanitaires, sociétales et environnementales croissantes. L’assiette y apparaissait comme un territoire de reprise en main, portée par des aspirations au manger « mieux » et de fortes attentes de qualité et d’éthique (goût, innocuité, santé, origine, modes de production, environnement, rémunération des producteurs, bien-être animal…). La vague 4 (2024) a pris la mesure du choc inflationniste d’alors (+20 % sur l’alimentaire en deux ans) : coup d’arrêt de la transition alimentaire, descente en gamme, arbitrages prix majoritaires (56 %), plaisir de manger en recul (57 %, -16 pts depuis 2016), quatre Français sur dix jugeant la qualité dégradée, défiance accrue envers les grandes marques (44 % de confiance, -7 pts) et montée en légitimité des MDD (69 % les jugent de qualité équivalente).

Famille(s) et parentalité

Le sujet de la parentalité devient – particulièrement au sein de la sphère publique et médiatique – plus que jamais polémique, surinvesti d’affects et moteur de controverses aiguës. Les récents débats opposant les défenseurs d’une éducation fondée sur les limites éducatives face aux défenseurs de la parentalité positive en sont une parfaite illustration. C’est qu’à travers les discours sur la parentalité se construisent et s’élaborent des visions antagonistes de modèles sociaux / sociétaux.