Informer quand l’info épuise
Aujourd’hui paraît Les fatigués de l’info. Enquête sur le chaos informationnel, que publient, aux éditions de l’Aube, Guénaëlle Gault, directrice générale de L’ObSoCo et David Medioni, journaliste et co-directeur de l’observatoire des médias à la Fondation Jean Jaurès. Cinq ans de travail avec les équipes de L’ObSoCo, trois vagues d’enquête, plus de 10 000 Français interrogés, une étude ethnographique, une comparaison avec trois autres pays européens… Et donc un livre qui raconte ce que la notion de fatigue informationnelle, que nous avons forgée en 2022, permet de comprendre des transformations de notre rapport à l’information.
Quand consommer demande (trop) de boulot
Quelques clics suffisent pour commander un produit, mais combien de temps faut-il désormais pour savoir lequel acheter ?
Entre la multiplication des offres, la sophistication des produits, les innovations technologiques et l’évolution des réglementations, consommer suppose de plus en plus souvent de se renseigner, comparer, décrypter, anticiper… Bref, de travailler.
La consommation responsable au-delà des discours
L’ObSoCo publie avec CITEO la troisième vague de son Observatoire de la consommation responsable, réalisée auprès de 4 000 Français en décembre 2025. Un constat se dessine : si les préoccupations écologiques restent largement partagées, les discours qui appellent à consommer responsable perdent de leur force. Pour autant, nombre de pratiques plus sobres se maintiennent ou progressent, portées par des motivations bien plus diverses que le seul engagement environnemental.
Brutal assombrissement sur fond d’incertitude durable
La nouvelle vague de notre baromètre trimestriel marque une nette dégradation de la situation financière ressentie par les Français. Près de 40 % déclarent avoir du mal à s’en sortir ou ne pas vraiment y arriver. Le pouvoir d’achat était déjà sous pression, le sentiment de contrainte budgétaire se rapproche désormais des niveaux observés au plus fort de l’épisode inflationniste de 2022-2023.
L’assiette sous contrôle
En 2024, un Français sur trois suivait un régime alimentaire particulier, 38 % avaient réduit les quantités qu’ils consommaient, et 78 % estimaient que nous pourrions vivre en mangeant beaucoup moins. Le plaisir de manger, lui, reculait à 57 %, seize points de moins qu’en 2016.
Un mois de revenu par an pour rouler
L’Insee vient de consacrer une étude aux ménages qu’elle qualifie de « particulièrement exposés » aux prix des carburants : ceux qui y consacrent plus d’un mois de revenu par an.
En 2021, c’était le cas de 2,2 millions de ménages motorisés, soit 10,6 % d’entre eux. Sur cette base, l’institut a réalisé une simulation avec les prix du printemps 2026 – gazole à 2,20 euros, essence à 2 euros – sans modifier ni les revenus ni les kilomètres parcourus : ils seraient 4,7 millions, soit 22,4 %.