Teen Spirits, dans la tête d’une jeunesse incomprise

Les blousons noirs des années 1950, accusés de tous les maux de l’après-guerre. Les punks et leurs vêtements bricolés, érigés en figures du désordre. Les ados des quartiers populaires des années 1990, réduits à des images de violence dans les JT. À chaque époque, la jeunesse inquiète. Et à chaque fois, ce que les adultes prennent pour un symptôme de décadence n’est qu’un langage qu’ils ne savent pas lire. Aujourd’hui, le réflexe est intact : repliés sur leurs écrans, incapables d’attention ou d’engagement « réel »… Et si, là encore, le récit passait à côté de l’essentiel ?

Quand la chaleur décide qui peut vivre où

Une chaleur de fin mai comme on n’en avait jamais connue. Et avec elle, le rappel que le changement climatique n’est plus une abstraction pour les Français, mais une expérience vécue. Et une expérience qui n’est pas la même pour tout le monde.
Peu avant cet épisode, 64 % des Français disaient déjà avoir constaté une intensification des épisodes de chaleur là où ils vivent. Ce n’est plus une anticipation, c’est un constat.

Le grand impensé français ?

Nous passons une part considérable de notre vie à les attendre, à les préparer, à en parler, à les regretter. Elles structurent l’année, les conversations de bureau, les chassés-croisés sur les routes mais aussi les imaginaires et les relations sociales… Et pourtant, rapportées à leur centralité dans nos vies, les vacances restent un objet sociologique étrangement sous-exploré. Beaucoup mesurées comme activité économique, peu pensées comme fait social.

Le 8 mai au prisme de nos futurs possibles

Si vous êtes familier de cette newsletter, vous connaissez déjà notre Observatoire des perspectives utopiques et ses trois imaginaires : techno-libéral, identitaire-sécuritaire, éco-solidaire. Pour aller (encore !) un peu plus loin, nous les avons prolongés en trois mondes (Eden Capital, La Citadelle et Ligara) explorés à travers des ethnographies fictionnelles. Le principe : prendre un objet familier, ici le 8 mai, et le passer au prisme de ces imaginaires, entrer dans leur épaisseur, les rendre sensibles pour mieux en comprendre les ressorts et les enjeux…

Le 1er mai au prisme de nos futurs possibles

Si vous êtes familier de cette newsletter, vous connaissez déjà notre Observatoire des perspectives utopiques et ses trois imaginaires : techno-libéral, identitaire-sécuritaire, éco-solidaire. Pour aller (encore !) un peu plus loin, nous les avons prolongés en trois mondes (Eden Capital, La Citadelle et Ligara) explorés à travers des ethnographies fictionnelles. Le principe : prendre un objet familier, ici le 1er mai, et le passer au prisme de ces imaginaires, entrer dans leur épaisseur, les rendre sensibles pour mieux en comprendre les ressorts et les enjeux…

Guerre au Moyen-Orient : un choc géopolitique, révélateur d’une fragilité plus profonde

La guerre au Moyen-Orient a dominé la lecture de ce trimestre, et à raison : les trois quarts des Français interrogés dans notre Baromètre trimestriel Intentions et pouvoir d’achat redoutent un effet négatif sur leur pouvoir d’achat, dont 31 % « beaucoup ». Mais les données de notre baromètre invitent à une lecture plus fine : le conflit a certes été un coup d’arrêt, mais à une reprise post-inflation qui était déjà plus que fragile.