Le rapport à l’alimentation (Vague 5)

Depuis 2017, quatre éditions de L’Observatoire (2017, 2019, 2021, 2024) ont documenté la montée en puissance d’un rapport toujours plus attentif à l’alimentation, dans un contexte de crise du modèle alimentaire industriel et de préoccupations sanitaires, sociétales et environnementales croissantes. L’assiette y apparaissait comme un territoire de reprise en main, portée par des aspirations au manger « mieux » et de fortes attentes de qualité et d’éthique (goût, innocuité, santé, origine, modes de production, environnement, rémunération des producteurs, bien-être animal…). La vague 4 (2024) a pris la mesure du choc inflationniste d’alors (+20 % sur l’alimentaire en deux ans) : coup d’arrêt de la transition alimentaire, descente en gamme, arbitrages prix majoritaires (56 %), plaisir de manger en recul (57 %, -16 pts depuis 2016), quatre Français sur dix jugeant la qualité dégradée, défiance accrue envers les grandes marques (44 % de confiance, -7 pts) et montée en légitimité des MDD (69 % les jugent de qualité équivalente).

Une typologie en six groupes, croisant engagement dans une alimentation saine, durable et éthique et confiance dans l’écosystème agroalimentaire, dessinait une France alimentaire fracturée : 40 % des Français en « déconsommation » alimentaire, dont 30 % de « contraints » dont le budget dicte l’ensemble des comportements.

Deux ans plus tard, le paysage a de nouveau bougé : sortie de l’inflation mais pas de la contrainte et crainte de reprise de la première, remontée du bio, montée en puissance de l’alimentation fonctionnelle, irruption de l’IA, vieillissement de la population… Qu’en est-il en 2026 ?

L’objectif de cette cinquième vague est de comprendre et de mesurer (grâce à quatre points historiques : 2017, 2019, 2021, 2024) si la sortie de l’épisode inflationniste ouvre une reprise de la transition alimentaire, ou si les recompositions de 2024 – descente en gamme, arbitrages prix, montée des MDD, défiance, recul du plaisir – se sont durablement installées.

Grâce à son recul, un échantillon robuste et sa grille riche de renseignements signalétiques (imaginaires, aspirations, contraintes des répondants), cet Observatoire doit permettre de départager ce qui relève de la conjoncture et ce qui relève de mutations structurelles – vieillissement, santé fonctionnelle, numérisation et IA –, et pour quels types de profils.

Nous recherchons 3 partenaires pour pouvoir lancer l’Observatoire, l’investissement de chaque partenaire s’élevant à 25 000 € HT.
Pour un partenariat unique, le montant de l’investissement s’élève à 65 000 € HT.