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Malgré la reprise, les pratiques de consommation émergentes s’ancrent dans le paysage, sur fond d’une forte défiance à l’égard des grands acteurs de l’offre

Mars 2018

Durant les années de crise, de nouveaux comportements de consommation se sont diffusés, favorisés par l’essor du numérique : consommations « collaboratives » (covoiturage, hébergement entre particuliers, marchés de l’occasion…), circuits courts, « faire soi-même » … En parallèle s’observait la croissance d’une aspiration à consommer mieux.
Si la reprise économique en France est timide, elle est désormais installée, le chômage recule et le pouvoir d’achat est reparti à la hausse. L’amélioration de la conjoncture a-t-elle conduit au reflux de pratiques susceptibles de traduire une « consommation de crise » ? Le retour de la croissance combiné aux efforts d’adaptation des marques et des enseignes aux nouvelles attentes des consommateurs a-t-il permis la pacification du rapport à la consommation ?

 

C’est à ces questions (et à bien d’autres) que la vague 2018 de l’Observatoire des pratiques de consommation émergentes s’est attaché à répondre. L’Observatoire est un dispositif d’enquête auprès de plus de 4000 personnes représentatives de la population française, lancé en 2012, qui vise à appréhender le rapport des Français à la consommation et à mesurer leur engagement dans des pratiques de consommation qui s’écartent des sentiers marchands ordinaires.