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Perspectives utopiques (Vague 3)

Les crises combinées (à la fois sanitaires, écologiques, identitaires…) que nous traversons semblent avoir consolidé un socle consensuel autour du désir de nous diriger vers une société, une organisation de la vie économique et des modes de vie et de consommation plus compatibles avec les défis environnementaux, reposant sur une plus grande maîtrise des relations avec l’étranger et la valorisation du local et de la proximité.

Les crises combinées que nous traversons (à la fois sanitaire, écologique, identitaire…) semblent avoir consolidé un socle consensuel autour du désir de nous diriger vers une société, une organisation de la vie économique et des modes de vie et de consommation plus compatibles avec les défis environnementaux, reposant sur une plus grande maîtrise de la mondialisation et la valorisation du local et de la proximité. 

Les deux précédentes vagues de l’Observatoire des perspectives utopiques (2019, 2020) montraient une attente de refonte en profondeur des bases de l’organisation économique et politique de la société et un désir de tendre vers des modes de vie qui, par l’intensification des relations sociales, l’ancrage territorial, la réalisation personnelle et la conquête d’une plus grande autonomie notamment au moyen du « faire », contribuent à une nouvelle définition du bien-être.

Il n’en demeure pas moins que des lignes de fracture perdurent voire s’amplifient dans les aspirations des Français (notamment dans le rapport à l’altérité ou à la consommation) et que, au-delà des idéaux, les différentes composantes de la société se trouvent exposées à des systèmes de contraintes différenciés. Les préférences des Français à l’égard des trois systèmes utopiques évalués par l’ObSoCo s’ancrent dans le paysage de la citoyenneté et de la consommation, avec un pôle majoritaire (55%) privilégiant l’utopie écologique, une minorité importante (31%) se reconnaissant dans l’utopie sécuritaire et une fraction (14%) conquise à l’utopie techno-libérale.  

Si l’équilibre entre ces grands blocs ne semble évoluer qu’à la marge, c’est bien la sourde tectonique des plaques qui bougent et accentuent les lignes à l’intérieur de chacun d’entre eux qu’il est intéressant de suivre/sonder. 

Dans un moment où se recomposent les aspirations en termes de modes de vie et de consommation et où se joue de manière hyper-clivée les choix (présidentiels) pour le destin de la France, comment les perspectives utopiques redessinent-elles les aspirations et les comportements en matière de consommation ? Et comment les acteurs économiques, sociaux et politiques peuvent relever le défi du dépassement des fractures en amorçant des trajectoires de transformation conformes aux aspirations convergentes exprimées ?