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Le corps, nouvelle frontière de l’identité

A l’heure où les visages disparaissent derrière les masques et où l’injonction à l’éloignement physique est de rigueur, nous redécouvrons à quel point le rapport au corps est à la fois l’expression d’un lien social et l’objet d’une attention renouvelée, qu’il s’agisse de son entretien, sa transformation ou sa mise en scène. Alors qu’il semble plus difficile que jamais d’agir sur le cours du monde et de l’histoire, notre quête de maitrise et d’autonomie vient s’articuler et se renouveler autour de ce corps.

A l’heure où les visages disparaissent derrière les masques et où l’injonction à l’éloignement physique est de rigueur, nous redécouvrons à quel point le rapport au corps est à la fois l’expression d’un lien social et l’objet d’une attention renouvelée, qu’il s’agisse de son entretien, sa transformation ou sa mise en scène. Alors qu’il semble plus difficile que jamais d’agir sur le cours du monde et de l’histoire, notre quête de maitrise et d’autonomie vient s’articuler et se renouveler autour de ce corps.

Des tatouages au quantified self, du rejet des teintures au #nomakeup, des nouvelles vagues féministes à la mise en question de la binarité sexuée et genrée… le corps, lieu et objet de l’expression de soi par excellence, s’invite comme une nouvelle frontière dont les individus s’emparent pour se (re)découvrir, (re)trouver du sens, se réaliser, ralentir le temps et, ultimement, réinventer leur rapport au bonheur. Plus complexe que l’hédonisme qui couronne la recherche du plaisir immédiat et l’évitement de la souffrance, c’est bien cet eudémonisme qui va s’affirmer de plus en plus.

Et toutes les pratiques de consommation où le corps est impliqué s’en trouver revisitées… Faire le point sur ces bouleversements et leurs implications semble donc aujourd’hui indispensable.