Si des données éparses existent sur chacun de ces sujets, aucune enquête n’avait jusqu’ici entrepris de les embrasser dans un même dispositif, auprès d’un échantillon de cette ampleur, avec ce regard transversal et expérientiel.
Trois constats majeurs émergent : des troubles massivement répandus à chaque étape de la vie des femmes, un silence systémique qui s’épaissit du cabinet médical au monde du travail, et une rupture générationnelle qui ouvre autant de promesses que d’interrogations.
Ce que cette étude appelle
La santé reproductive des femmes n’est donc pas un sujet de niche : elle concerne, à un moment ou un autre, la quasi-totalité d’entre elles. En ce sens, ce n’est plus un problème individuel : c’est une condition commune, un enjeu collectif et global de santé publique et d’organisation sociale. Au regard de ces données, le reconnaître supposerait d’agir simultanément sur plusieurs leviers : l’accès aux soins et à l’information, les conditions et la qualité de l’écoute médicale, et l’ouverture d’un espace de dialogue dans l’entreprise, qui reste aujourd’hui le dernier bastion du non-dit.