Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Consommations émergentes (Vague 5)

A l’heure où une part croissante des consommateurs cherche à se déprendre de l’hyperconsommation et à consommer « moins » et/ou « mieux » / « autrement », qu’en est-il des modèles de consommation alternatifs ? Et en quoi la crise sanitaire, véritable moment de réflexion sur ses pratiques de consommation et booster des usages numériques a-t-elle pu accélérer le développement de certaines d’entre elles au détriment d’autres ?

A l’heure où une part croissante des consommateurs cherche à se déprendre de l’hyperconsommation et à consommer « moins » et/ou « mieux » / « autrement », qu’en est-il des modèles de consommation alternatifs ? Et en quoi la crise sanitaire, véritable moment de réflexion sur ses pratiques de consommation et booster des usages numériques a-t-elle pu accélérer le développement de certaines d’entre elles au détriment d’autres ?

Pour le savoir, L’ObSoCo entend renouveler son Observatoire des Consommations Émergentes pour sonder l’évolution de ces pratiques (occasion, don, prêt, location, direct-producteur, covoiturage, réseaux d’achats groupés, systèmes d’échanges locaux, faire soi-même, économie on-demand, abonnements, …) et détecter l’émergence de nouvelles. Les vagues précédentes (2012, 2013, 2015, 2018) nous ont appris que, si les facteurs d’ordre économique (faire des économies, trouver un complément de revenu) sont généralement au premier plan des motivations, en particulier pour les pratiques « collaboratives » et l’économie on-demand, l’exploration d’autres manières de consommer se fait en parallèle de la montée d’une posture critique diffuse mais en croissance à l’égard des excès du modèle de consommation dominant. 

Outre la mesure de l’évolution des pratiques de consommation émergentes à l’aune de la crise sanitaire et de l’essor des pratiques numériques, un des enjeux clé de cette cinquième vague est aussi de saisir si les réponses apportées par les acteurs de l’offre pour restaurer leur légitimité contestée et répondre aux attentes des consommateurs – en intégrant une partie des modèles alternatifs à l’offre marchande classique –, ont été à la hauteur des changements exigés par les postures critiques.

Dans un contexte de fragmentation avancée de la consommation, il s’agira encore de radiographier les pratiques de consommation alternatives au regard des clivages socioéconomiques, géographiques et culturels qui concourent à une France de la consommation à plusieurs visages.